Aller au contenu principal
Linkologue
Vendre6 min de lecture

Vente de liens, ce que dit Google officiellement

Les règles écrites de Google sur l’achat et la vente de liens, les attributs à utiliser, les sanctions prévues et ce qu’elles changent pour un éditeur qui vend des articles.

Anthony

Anthony

Fondateur de Linkologue

Google n’interdit pas de vendre des liens. Ses règles visent les liens achetés ou vendus pour manipuler le classement, ce qui est une nuance importante. Un lien payé déclaré comme tel reste une pratique commerciale normale à ses yeux. Un lien payé qui se fait passer pour une recommandation éditoriale entre dans les pratiques sanctionnées.

Les règles écrites de Google sur la vente de liens, consultées en octobre 2026, tiennent en quelques pages. Elles fixent les attributs à utiliser et les sanctions prévues. Reste la zone grise dans laquelle évoluent la plupart des éditeurs qui vendent des articles sponsorisés.

La règle écrite

Les règles de Google contre le spam consacrent une section aux liens créés principalement pour manipuler le classement. Parmi les exemples cités figurent les liens achetés ou vendus à cette fin, les articles contenant des liens payés et les échanges de biens ou de services contre des liens. Les publireportages rémunérés dont les liens transmettent de l’autorité en font aussi partie.

La même page précise que l’achat et la vente de liens à des fins publicitaires ou de sponsoring sont des pratiques commerciales normales. Ils ne posent pas de problème tant que les liens sont qualifiés, c’est-à-dire marqués avec un attribut qui indique leur nature à Google.

Les attributs à utiliser

Trois attributs rel pour qualifier un lien sortant, sponsored, ugc et nofollow
Trois valeurs de l’attribut rel servent à qualifier un lien, selon sa nature.

La documentation sur les liens sortants décrit trois valeurs de l’attribut rel. La valeur sponsored sert aux liens qui correspondent à des annonces ou à des emplacements payants. C’est elle que Google privilégie. La valeur ugc concerne les contenus publiés par les utilisateurs, comme les commentaires et les forums.

La valeur nofollow reste acceptable pour les liens payés, puisqu’elle était la recommandation d’origine. Les valeurs peuvent se combiner, par exemple sponsored et nofollow ensemble. Depuis 2019, Google traite ces attributs comme des indications plutôt que comme des ordres stricts, ce qui lui laisse la décision finale.

ValeurUsage prévu par GooglePour un éditeur qui vend
sponsoredAnnonces et emplacements payantsLa valeur recommandée pour un article sponsorisé
nofollowLiens que l’on ne souhaite pas cautionnerAcceptée pour un lien payé
ugcCommentaires, forums, contributionsSans rapport avec un lien vendu

Comment Google repère les liens vendus

Détection des schémas de liens artificiels par les systèmes de Google
Les systèmes de Google cherchent les schémas de liens répétés plutôt qu’un lien isolé.

Google a annoncé fin 2022 utiliser SpamBrain, son système de détection du spam, pour repérer à la fois les sites qui achètent des liens et ceux qui servent à en vendre. L’objectif affiché est de neutraliser les liens concernés, qui cessent alors de transmettre de l’autorité. Le système s’appuie sur des schémas répétés plutôt que sur un lien isolé.

Un site qui publie beaucoup d’articles sponsorisés sur des sujets sans rapport, avec des ancres très commerciales, forme un schéma facile à repérer. Un site qui publie de temps en temps un article sponsorisé cohérent avec sa ligne éditoriale en forme beaucoup moins.

Les sanctions possibles

La conséquence la plus fréquente est silencieuse. Google ignore les liens qu’il juge vendus. Le site vendeur perd alors sa capacité à transmettre de l’autorité. Pour l’éditeur, cela se traduit par des liens qui n’ont plus de valeur pour ses clients, puis par une baisse de la demande.

Google peut aussi appliquer une action manuelle, visible dans la Search Console. L’une d’elles vise les liens artificiels depuis un site, quand Google estime que le site vend des liens qui transmettent de l’autorité. Elle peut toucher la confiance accordée à l’ensemble des liens du site, voire son classement.

L’abus de réputation de site

Une autre règle concerne les éditeurs qui accueillent beaucoup de contenus de tiers. Google sanctionne la publication de contenus de tiers sur un site principalement pour profiter de ses signaux de classement. Cette règle, appliquée depuis 2024, vise surtout les sites installés qui louent des sections entières à des partenaires sans contrôle éditorial.

Pour un éditeur qui publie quelques articles sponsorisés relus et cohérents avec son sujet, ce risque reste faible. Il augmente quand les articles sponsorisés deviennent la majorité du contenu publié ou traitent de sujets sans rapport avec le site.

Ce que dit la loi française

À côté des règles de Google, la loi impose que la publicité soit identifiable. L’article 20 de la loi pour la confiance dans l’économie numérique demande que toute publicité accessible en ligne puisse être identifiée comme telle, avec un annonceur identifiable. Un article sponsorisé doit donc être signalé aux lecteurs, par exemple avec une mention en tête d’article.

Cette obligation vaut indépendamment de l’attribut placé sur le lien. Un article sponsorisé avec un lien en nofollow mais sans mention visible ne respecte pas la loi, même s’il respecte les règles de Google.

La zone grise

Règles officielles de Google sur les liens payants
La règle des liens payés qualifiés revient souvent dans la communication de Google.

En pratique, la plupart des articles sponsorisés vendus sur les plateformes françaises portent un lien sans attribut sponsored, parce que les acheteurs paient pour un lien qui transmet de l’autorité. Cette pratique répandue reste contraire aux règles de Google. Elle repose sur le fait que Google ne repère pas tous les liens vendus et en ignore une partie plutôt que de sanctionner.

Un éditeur qui vend des liens doit donc savoir qu’il accepte un risque. Ce risque grandit avec le volume d’articles vendus, le manque de cohérence des sujets et l’agressivité des ancres. Le guide pour vendre des liens depuis ton site détaille les règles qui le limitent.

Ce que cela change pour un éditeur

Pour rester dans les règles de Google, qualifie chaque lien payé avec l’attribut sponsored et signale l’article comme sponsorisé. C’est la seule façon d’éliminer le risque, au prix d’un lien qui n’intéresse plus les acheteurs en quête d’autorité.

Si tu choisis de vendre des liens sans attribut, limite le volume et refuse les sujets sans rapport avec ton site ou les ancres trop commerciales. Garde aussi une majorité de contenus éditoriaux. Le respect de la mention publicitaire reste dans tous les cas une obligation légale. Cette lecture des règles sur la vente de liens s’applique aussi à l’échange de liens, que Google vise de la même façon.

Étiquettesgooglevente de liensliens sponsorisésnofollowrègles
Anthony

Écrit par

Anthony

Fondateur de Linkologue

Éditeur de sites, j’ai vendu et acheté des liens pendant des années avant de tout arrêter pour partager ici, sans filtre, ce que le métier m’a vraiment appris.

Voir le profil complet

FAQ

Questions sur cet article

Google interdit-il la vente de liens ?
Non. Ses règles visent les liens vendus pour manipuler le classement. Un lien payé qualifié avec l’attribut sponsored ou nofollow est considéré comme une pratique commerciale normale.
Quel attribut mettre sur un lien payé ?
Google recommande sponsored. La valeur nofollow reste acceptable. Les deux peuvent aussi être combinées.
Que risque un site qui vend des liens sans attribut ?
Le plus souvent, Google ignore ces liens et le site perd sa capacité à transmettre de l’autorité. Une action manuelle pour liens artificiels depuis le site est aussi possible.
Faut-il signaler un article sponsorisé aux lecteurs ?
Oui. La loi pour la confiance dans l’économie numérique impose que la publicité soit identifiable comme telle, quel que soit l’attribut placé sur le lien.