Ereferer vs RocketLinks : quel ROI en 2026 ?
Comparatif Ereferer vs RocketLinks : commission, catalogue, prix unitaires et ROI réel selon ton profil d’acheteur.

Anthony
Fondateur de Linkologue
Peu d’arbitrages structurent autant une stratégie netlinking française que le choix entre Ereferer et RocketLinks. D’un côté, Ereferer (lancée 2014, Emmanuel Higel) joue la marketplace large et accessible avec environ 80 000 sites annoncés sur six langues européennes. De l’autre, RocketLinks revendique plus de 110 000 blogs et médias internationaux avec un positionnement haut de gamme, des partenariats médias forts et une commission supérieure. Deux philosophies, deux profils d’acheteurs cibles, deux logiques de ROI très différentes.
Ce comparatif ne cherche pas à désigner un gagnant absolu. Les deux plateformes adressent des besoins distincts et beaucoup de SEO francophones les utilisent en parallèle. L’objectif est de te donner les éléments concrets pour trancher selon ton stade de site, ton budget mensuel et ton appétence pour les placements médias premium.
Linkologue a passé en revue les sources publiques sur les deux plateformes (Communicant.info, Vlad Cerisier, Paul Vengeons, Heroic Impulsion, Jerome Web notamment) pour synthétiser cette comparaison face à face. Ce panorama couvre la commission, le catalogue, la qualité des spots, l’interface, le ROI mesuré, les cas où chaque plateforme s’impose et la stratégie de combinaison.
Les deux plateformes en bref
Transparence sur la propriété : depuis juillet 2024, Ereferer et RocketLinks appartiennent au même groupe. Rocket Marketing, filiale du groupe Dékuple qui exploite RocketLinks, a annoncé le 9 juillet 2024 l’acquisition de 100 pour cent du capital d’Ereferer (communiqué officiel Dékuple). Les deux plateformes restent exploitées séparément, avec des équipes et des catalogues distincts. Ce duel compare donc deux offres devenues sœurs au sein du même groupe, pas deux concurrentes indépendantes.
Avant d’entrer dans le détail comparatif, voici le résumé express pour chaque plateforme.
| Critère | Ereferer | RocketLinks |
|---|---|---|
| Lancement | 2014 (France) | 2014 (France) |
| Modèle | Marketplace autonome | Marketplace premium médias |
| Catalogue annoncé | 80 000+ sites, 6 langues | 110 000+ blogs et médias internationaux |
| Ticket d’entrée | ~10 € par lien | ~70 € par lien |
| Commission | 5 à 10 % côté éditeur | 20 à 50 % selon le tier |
| Filtres avancés | 9 critères croisés | 25+ critères |
| Délais | 2 à 15 jours | 2 à 30 jours selon média |
| Cible principale | SEO autonomes, agences à budget | SEO premium, agences médias |
Commission et structure de prix
La commission est le premier facteur de différenciation. Ereferer applique une commission de 5 à 10 pour cent côté éditeur, ce qui est l’une des plus basses du marché francophone. RocketLinks applique selon les sources publiques une commission qui grimpe à 20, voire 50 pour cent sur certains placements premium. Cette différence se répercute directement sur le prix payé par l’acheteur, à qualité de spot équivalente.
Concrètement, un lien sur un site avec un Domain Authority autour de 40 coûte environ 70 euros sur Ereferer contre 150 à 200 euros sur RocketLinks selon les comparatifs publiés. Le rapport est de un à deux ou un à trois sur des métriques comparables. Cette élasticité de prix est le coût d’entrée du catalogue médias RocketLinks, qui inclut des partenariats que Ereferer n’a pas dans son catalogue brut.
Sur les tranches très basses, Ereferer démarre à 10 euros par lien. RocketLinks démarre rarement sous 50 euros et la majorité des commandes se situe au-delà de 70 euros. Pour qui pilote un budget mensuel inférieur à 500 euros, l’écart de ticket d’entrée pèse fortement dans le choix de plateforme principale.
Catalogue et profondeur du marché
RocketLinks revendique plus de 110 000 blogs et médias internationaux contre 80 000 sites annoncés sur Ereferer. La comparaison brute ne dit pas tout.
RocketLinks : profondeur internationale et médias
Le catalogue RocketLinks est plus large en volume brut et il inclut des spots médias premium que Ereferer n’a pas dans son inventaire standard. Tu peux y trouver des placements sur des sites à très forte audience nationale et internationale. La couverture s’étend largement au-delà de l’Europe occidentale, ce qui en fait un canal pertinent pour des stratégies mondiales.
Cette profondeur médias a un coût. Les spots premium grimpent rapidement à plusieurs centaines, voire plusieurs milliers d’euros pour les médias les plus puissants. Sur des budgets contrôlés, l’accès reste théorique parce qu’une seule commande peut épuiser l’enveloppe mensuelle.
Ereferer : 80 000 sites filtrables sur six langues
Ereferer affiche 80 000 sites partenaires répartis sur six langues européennes (français, anglais, espagnol, italien, portugais, allemand). C’est moins en volume brut que RocketLinks, mais la couverture multilingue intégrée est rare et précieuse pour les sites multi-pays européens. Tu commandes en FR le matin, en ES l’après-midi, depuis le même compte avec le même solde.
La qualité moyenne du catalogue Ereferer est variable. Sur la tranche d’entrée à 10-25 euros, beaucoup de sites ont des métriques honnêtes mais un trafic réel limité. Sur les tranches intermédiaires et premium, la proportion de sites avec audience réelle augmente nettement. La compétence d’usage consiste à filtrer activement avant de commander.
Qualité des spots et trafic réel
Sur la qualité moyenne des spots, les deux plateformes ne jouent pas dans la même cour. RocketLinks impose un niveau de qualité éditoriale supérieur à l’entrée, parce que son positionnement médias filtre naturellement les petits sites en marge. Ereferer accepte un spectre plus large, du média spécialisé au petit blog thématique monté pour vendre du lien.
Le ratio prix-qualité unitaire
Sur la qualité unitaire moyenne par tranche de prix, RocketLinks tient mieux. Un lien à 150 euros sur RocketLinks tombe plus souvent sur un site à vrai trafic qu’un lien à 80 euros sur Ereferer. C’est la justification objective du surcoût RocketLinks et l’argument central de son positionnement.
Mais cette comparaison oublie un point : sur Ereferer, le filtrage actif compense largement. Un acheteur expérimenté qui maîtrise les filtres Trust Flow, trafic estimé et thématique extrait du catalogue Ereferer des spots de qualité équivalente à des placements RocketLinks à un tiers ou un quart du prix. Le coût caché, c’est le temps de filtrage. Plus tu sais faire, plus l’écart de ROI penche en faveur d’Ereferer.
L’accès aux médias premium
Si ton besoin est précisément l’accès aux médias premium (sites nationaux à forte autorité, marques médias établies), RocketLinks reste devant Ereferer. Les partenariats RocketLinks ouvrent des spots qu’Ereferer ne référence pas dans son inventaire standard. Pour qui valorise la marque média dans son profil de liens, ce différentiel justifie le surcoût.
Inversement, pour qui construit son autorité par densité de liens sur sites thématiques pertinents, Ereferer reste plus efficace euro par euro. Le bon choix dépend du modèle d’autorité visé par ta stratégie globale, pas seulement du prix unitaire.
Interface, filtres et délais
Les deux plateformes offrent des filtres avancés mais leur philosophie diverge.
Ereferer : filtres profonds et autonomie
L’interface Ereferer est dense. Le dashboard affiche beaucoup d’informations, les filtres sont nombreux (Trust Flow, Citation Flow, Domain Authority, trafic estimé, thématique, langue, ancienneté) et croisables. Pour un utilisateur expérimenté, c’est un atout : tu réduis 80 000 sites à une short-list pertinente en quelques minutes. Pour un débutant, l’interface peut intimider.
Les délais Ereferer tournent autour de 2 à 15 jours selon le site et l’option de rédaction, avec une médiane à 5 à 7 jours pour les commandes standard. C’est dans la moyenne du marché.
RocketLinks : 25 critères et accompagnement
RocketLinks propose une technologie de recherche avancée avec plus de 25 critères selon les sources publiques. La plateforme se veut plus accompagnée, particulièrement pour les agences qui pilotent des comptes clients premium. L’interface tente de simplifier l’accès aux médias, en mettant en avant des spots curés selon ton brief.
Les délais RocketLinks varient plus que sur Ereferer. Les médias premium peuvent prendre 2 à 4 semaines avant publication, voire plus selon la complexité éditoriale du site cible. Pour des campagnes urgentes, l’élasticité opérationnelle est en faveur d’Ereferer.
ROI mesuré : qui sort gagnant euro par euro
Sur le ROI pur, le verdict dépend de ton stade de site et de ton modèle d’autorité visé.
Sur un budget mensuel inférieur à 500 euros, Ereferer gagne nettement. Le ticket bas permet d’acheter 8 à 15 liens variés par mois en filtrant activement. RocketLinks à ce budget se limite à 3 à 5 liens, ce qui ralentit la construction de profil global. Pour les sites en phase d’amorçage, ce différentiel de volume change tout sur la courbe de progression.
Sur un budget mensuel entre 1 000 et 3 000 euros, l’arbitrage devient plus fin. RocketLinks devient pertinent si tu veux quelques placements médias premium en complément d’une base régulière. Le mix typique consiste à allouer 60 à 70 pour cent du budget à Ereferer pour le volume et 30 à 40 pour cent à RocketLinks pour les pics d’autorité médias.
Sur un budget mensuel supérieur à 5 000 euros, RocketLinks prend tout son sens. L’accès aux médias premium nationaux ou internationaux justifie pleinement la commission élevée. Ereferer reste utile en complément pour les niches thématiques pointues qui n’existent pas dans le catalogue médias RocketLinks.
Quand choisir Ereferer
Ereferer est ton choix prioritaire dans trois cas.
Premier cas : tu pilotes un site jeune ou en phase d’amorçage avec un budget mensuel sous 800 euros. Le ticket à 10 euros et la profondeur du catalogue te permettent de construire un volume de referring domains propres sans casser le budget. RocketLinks à ce stade serait sous-utilisé.
Deuxième cas : tu adresses plusieurs marchés européens (FR, ES, IT, DE, EN, PT) depuis le même compte et tu veux unifier l’administratif. La couverture six langues d’Ereferer dans une seule plateforme est unique sur le marché. Aucun concurrent direct francophone n’offre cette intégration au même niveau.
Troisième cas : tu maîtrises les filtres croisés et tu veux maximiser ton ROI par lien. La compétence de filtrage transforme le catalogue large en machine à extraire des aubaines. Pour les SEO autonomes expérimentés, c’est l’une des plateformes les plus rentables du marché francophone.
Quand choisir RocketLinks
RocketLinks est ton choix prioritaire dans trois autres cas.
Premier cas : tu pilotes un site mature avec un budget mensuel supérieur à 2 000 euros et tu valorises l’accès aux médias premium. Les partenariats RocketLinks avec des grands médias nationaux ouvrent des spots que Ereferer ne référence pas. Le surcoût se justifie quand la marque média compte dans ton profil global.
Deuxième cas : tu travailles pour des clients qui valorisent la qualité visible des spots et veulent des rapports propres en marque blanche. Le positionnement RocketLinks se défend bien en livraison agence, particulièrement quand le client lit le rapport et voit des médias établis dans la liste des placements obtenus.
Troisième cas : tu vises un marché international hors Europe occidentale. Le catalogue 110 000 sites de RocketLinks couvre des géographies qu’Ereferer n’adresse pas. Pour les stratégies mondiales, cette amplitude est précieuse.
Combiner les deux dans une stratégie
Beaucoup d’utilisateurs avancés utilisent Ereferer ET RocketLinks en parallèle. C’est la combinaison la plus efficace pour les projets matures avec budget conséquent.
Le mix budget moyen
Sur un budget mensuel de 1 500 euros, un mix raisonnable consiste à allouer 1 000 euros à Ereferer (15 à 20 liens variés, mix tranches intermédiaire et supérieure) et 500 euros à RocketLinks (2 à 4 placements médias premium). Cette répartition construit du volume thématique cohérent côté Ereferer plus une touche médias forte côté RocketLinks. Le profil global est étalé et solide.
Le mix budget premium
Sur un budget mensuel de 5 000 euros, le mix peut basculer à 2 500 euros sur chaque plateforme. Ereferer apporte 30 à 50 liens thématiques bien ciblés, RocketLinks apporte 8 à 12 placements médias de qualité supérieure. Cette densité construit un profil sérieux avec une vraie autorité médias et une base thématique solide. C’est la combinaison classique des sites e-commerce ou SaaS matures qui pilotent leur SEO sur la durée.
Verdict comparatif
Ereferer ou RocketLinks : la bonne réponse dépend de ton stade, de ton budget et de ton modèle d’autorité visé.
Pour un site jeune avec budget mensuel sous 800 euros, Ereferer reste la voie privilégiée. Le ticket bas permet une cadence régulière qui construit la base de profil nécessaire à l’amorçage. RocketLinks à ce stade serait sous-utilisé : 3 à 5 liens premium par mois ne suffisent pas à bouger un site qui démarre.
Pour un site mature avec budget mensuel supérieur à 3 000 euros, RocketLinks apporte un accès médias premium que Ereferer ne peut pas reproduire au même prix unitaire. La commission supérieure se justifie quand la marque média compte dans ton profil global de liens.
Pour la grande majorité des projets entre les deux extrêmes, la combinaison des deux est la voie la plus rationnelle. Ereferer pour la base, RocketLinks pour les pics médias. Le hub comparatif complet des plateformes détaille comment positionner ce duo dans une stratégie multi-canaux plus large. Pour le détail de chaque plateforme, lis aussi notre analyse complète d’Ereferer et notre analyse de RocketLinks.
Questions fréquentes Ereferer vs RocketLinks
Ereferer ou RocketLinks : laquelle est la moins chère ?
Ereferer, nettement. Le ticket d’entrée tient autour de 10 euros contre 70 à 100 euros en moyenne sur RocketLinks. À métriques équivalentes, un même type de spot coûte deux à trois fois plus cher sur RocketLinks à cause de sa commission supérieure et de son positionnement médias.
Lequel offre le plus gros catalogue ?
RocketLinks revendique plus de 110 000 sites et médias dans son catalogue international. Ereferer annonce environ 80 000 sites partenaires sur six langues européennes. Sur le pur volume brut, RocketLinks est devant. Sur la finesse francophone, Ereferer reste plus pertinente pour les sites FR pur.
Quelle plateforme convient mieux à une agence SEO ?
Les deux conviennent, mais pour des usages différents. Ereferer brille pour les agences à budget contrôlé qui filtrent et pilotent en interne. RocketLinks brille pour les agences qui ont un budget médias et qui valorisent l’accès à des spots premium comme BFMTV ou Les Echos via partenariats.
Peut-on utiliser Ereferer et RocketLinks ensemble ?
Oui, c’est même fréquent chez les SEO expérimentés. Ereferer pour la base régulière à coût maîtrisé, RocketLinks pour quelques placements médias premium ponctuels. Ce mix construit un profil cohérent qui combine volume et signaux d’autorité forte.
Y a-t-il un risque Google avec l’une ou l’autre ?
Le risque fait partie du jeu dès qu’on achète des liens, personne n’y échappe. Ereferer le réduit par le filtrage Trust Flow et trafic, RocketLinks par la qualité éditoriale des médias partenaires. Privilégie la régularité et la variété des sources plutôt que les grosses vagues ponctuelles.

Écrit par
Anthony
Fondateur de Linkologue
Éditeur de sites, j’ai vendu et acheté des liens pendant des années avant de tout arrêter pour partager ici, sans filtre, ce que le métier m’a vraiment appris.
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